Richard CHRISTMANN et le 1 REC. profession : AGENT SECRET

                   
  Richard CHRISTMANN est né le 12 novembre 1905 à Metz. Il fut un des plus habiles agents du service de renseignement allemand durant la seconde guerre mondiale, opérant à Paris, en Hollande et en Belgique.
Fiché par les services américains comme criminel de guerre, il sera démasqué au début des années 1950 sur la Côte d'Azur. Mais revenons en arrière.
Il s'engage à la Légion Etrangère au bas fort Nicolas de Marseille, le 26 février 1926. Il est affecté au 1 REC, sous le matricule 2073 au 6 escadron.
Après son arrivée en Tunisie à bord du Gouverneur Général GRÉVY, il rejoint Sousse le 11 mars 1926.
Le détail des services et positions successives de Richard CHRISTMANN, nous livre le portrait d'un "drôle de légionnaire" : faisant preuve d'une évidente indiscipline, la liste complète des incidents qui émaillent sa carrière est fastidieuse :
-Absence illégale, désertion, passage en conseil de guerre, condamanation, prison, évasion, vol, embarquement clandestin.
Il sert en renfort au sein du 5 escadron et participe à l'automne 1932, aux derniers combats du Tafilalet avec la colonne Trinquet. Il est rayé des cadres le 14 décembre 1932, après avoir effectué deux ans supplémentaires de service en raison de ses multiples condamnations.
Il reconnait que son séjour au 1 REC,lui permet d'apprendre à se tenir à cheval. Il devient un as de la voltige et du tir, grace aux instructeurs cosaques,des cavaliers fabuleux.
On le retrouve en 1940 sous un aspect moins glorieux : il se trouve à Paris, en liaison avec les chefs de la police allemande, à l'hotel Lutétia, siège de la gestapo. Son rôle consiste à étudier les archives françaises et à effectuer du renseignement militaire. Il est alors connu sous le nom de "Richard" puis sous celui de "Markus".
Considéré comme un des meilleurs agents du Service de Renseignement Allemand, il est envoyé en Hollande ou il organise les services de contre espionnage sous le contrôle de l'organisation nazie Abwehr. Il crée un faux réseau de résistance et parvint à prendre contact avec londres, lui permettant de piéger de nombreuses personnes. Son réseau démasqué il opère en Belgique.
Au moment du repli de la Wehrmacht, il rentre en Allemagne. En avril 1945, muni de faux papiers, il franchit la frontière française en se faisant passé pour un déporté politique du camp de Neuengamme.
Se cachant sur la Côte d'Azur, il achète un commerce de bonneterie et sous vêtements féminins, qui lui sert de paravent. Il est arrêté par les Renseignements Généraux à Cannes.
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